Internationalisation des start-up : cap sur les USA et l’Europe

En 2018, les start-up françaises ont choisi en priorité les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie pour s’implanter. À la recherche de marchés dynamiques et/ou de niches pour croître rapidement…

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Dans le mouvement d’internationalisation des sociétés françaises, les start-up occupent désormais une place importante. En Île-de-France, par exemple, elles représentent 35 % des projets d’implantation à l’international des entreprises, devant les PME (21 %). Et leur appétit pour le grand large n’attend pas le nombre des années, comme en témoignent les start-up born global*, notamment celles du secteur de la tech. Selon l’étude Global Natives, 84 % de ces jeunes pousses ont une activité commerciale à l’étranger**.

Les start-up born global : nées pour s’internationaliser

« Ces entreprises naissent mondiales car leurs produits, par exemple un logiciel exceptionnel, s’adressent au plus grand nombre et intéressent plusieurs marchés », observe Gilles Dabezies, directeur général adjoint en charge des services aux entreprises et du développement international à la CCI de région Paris Île-de-France. Ces start-up ciblent d’emblée plusieurs marchés d’implantation, en privilégiant des « niches » pour croître rapidement.

Pour les autres start-up, le processus d’internationalisation est comparable, toujours selon Gilles Dabezies, à celui des PME classiques. Leur développement s’opère d’abord sur le marché national.  L’implantation à l’international se fait ensuite quand ces entreprises affichent des résultats positifs et peuvent s’appuyer sur des fonds propres. 

Les États-Unis, number one

L’attrait pour les États-Unis n’est pas une surprise. La taille de ce marché, sa maturité, la culture entrepreneuriale séduisent. Et surtout, ce pays demeure le premier marché pour les technologies.

La politique du président Trump ne semble pas freiner la dynamique d’implantation des start-up françaises de la tech. Pour Gilles Dabezies, la résistance affichée par les GAFA à la politique de Trump peut se lire aussi « comme un message positif adressé aux start-up du monde entier ». Ces géants de la technologie ont besoin d’attirer des entreprises innovantes !

Un intérêt croissant pour nos voisins

En Europe, si le Royaume-Uni a maintenu son attractivité en 2018, les incertitudes actuelles liées au Brexit se traduisent par « de l’attentisme et de l’inquiétude chez les entreprises », note le DGA. L’Allemagne est toujours un marché attirant. Son environnement économique est perçu très favorablement par les entrepreneurs et sa réputation industrielle reste solide.

Les start-up montrent aussi un intérêt croissant pour l’Espagne. Elles représentent 29 % des projets réalisés par les sociétés françaises dans ce pays. « Le coût de la main-d’œuvre est attractif, y compris dans des métiers très qualifiés, et le niveau de formation de bonne qualité », précise Gilles Dabezies.

* Start-up born global : entreprises qui, dès leur création, visent à s’internationaliser car leur secteur d’activité le permet. 
** Étude
Global Natives 2019 publiée par Stripe le 14 janvier 2019.

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