Gestion du cash en post levée de fonds : bien anticiper

Trop de start-up commencent par lever des fonds et réfléchissent ensuite à leur emploi. Inverser le processus permet de se prémunir contre les dangers d’un afflux soudain de cash et d’optimiser sa gestion.

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Les start-up communiquent beaucoup quand elles bouclent leur levée de fond. Après une période intense de négociations, c’est un peu l’euphorie, et c’est bien naturel. Le « closing » couronne la capacité du dirigeant à convaincre des investisseurs du bien-fondé de son projet et de sa vision. Mais c’est alors qu’un danger le guette, prévient Sophie Magné, Responsable du marché des Entreprises Innovantes chez Banque Populaire Rives de Paris : « vivre cette étape comme une fin en soi et dépenser sans trop compter, ne serait-ce que pour coller à sa nouvelle image de dirigeant de start-up virtuellement riche et gagnante ; or, l’arrivée de ce cash matérialise simplement un point d’étape dans un parcours encore largement en devenir ». L’oublier peut s’avérer fatal, comme l’a démontré l’exemple récent de Save, cette jeune pousse spécialisée dans la réparation des smartphones. En 2016, un an après avoir levé 15 millions d’euros, elle est placée en redressement judiciaire. Sa structure de coûts avait grossi trop vite par rapport à son modèle d’affaires.

Les trois points clés d’une gestion optimale du cash

Pour éviter ce genre de désagrément, Sophie Magné conseille aux dirigeants de garder à l’esprit trois points clés : « adopter le bon esprit dès le lancement du processus de levée de fonds ; intégrer pleinement la dimension des ressources humaines ; utiliser le cash pour créer un effet de levier financier non dilutif ». Penser dès le départ que l’on rendra des comptes aux investisseurs conduit à bien définir à quoi les capitaux levés seront utilisés. L’entrepreneur expert de son projet endosse les habits de gestionnaire, il enclenche la spirale de la réussite.

Au passage, le dirigeant ne doit pas sous-estimer l’impact d’une levée de fonds sur les ressources humaines. En général, elle déclenche la réorganisation des équipes et le recrutement de nouveaux talents. Il doit tenir informé ses équipes, mettre de côté son affect pour étudier les desideratas de ses compagnons de route, prendre son temps pour recruter les bons talents sans se tromper.

Enfin, une levée de fonds ne doit pas dispenser le dirigeant de multiplier les financements, y compris publics. C’est quand on est riche que l’on dispose d’arguments solides pour négocier. Sophie Magné insiste : « l’entrepreneur qui y parviendra s’attirera la confiance des investisseurs et se constituera de précieuses marges de manœuvres lorsque le temps des dividendes sera venu ; une levée de fonds propres dilutive coûte toujours très cher ».

Banque Populaire accompagne les start-up innovantes

Le bon réflexe du dirigeant de start-up est de se tourner vers son banquier. Ce dernier le connaît, dispose d’une vision globale sur les flux de trésorerie de l’entreprise et est expert en solutions de financement de court et moyen terme : crédit, crédit-bail, affacturage. Pour les entreprises innovantes, Banque Populaire a structuré une filière dédiée à leur développement : Next Innov. Son produit phare est le prêt Innov&Plus. Il a été conçu pour répondre aux dépenses « immatérielles » (comme les recrutements) ; la garantie exigible du dirigeant est en partie assumée par le Fonds européen d’investissement. Next Innov délivre aussi du conseil et des solutions pour fidéliser et motiver les collaborateurs (plans d’épargne, actionnariat salarié). Pour les problématiques internationales, Next Innov sollicite les experts de la banque et passe le relais à Pramex, la filiale spécialisée dans ce domaine de Banque Populaire.

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