Bien accompagnées, toutes les entreprises peuvent s’élancer à l’international

Interview de André Lenquette, Directeur général de Pramex International et Quoc Hoang-Co, Directeur des Ingénieries de l’entreprise à la Direction du développement des Banques Populaires.

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Quels enseignements tirez-vous du troisième baromètre de l’internationalisation des entreprises françaises ?

A. L. : Je constate que les tendances mises au jour par les éditions précédentes s’accentuent. Nos entreprises plébiscitent le marché américain, leur destination phare. Elles continuent aussi à privilégier les marchés matures et voisins : à elle seule, l’Europe capte 44 % de leurs projets. Pour des raisons diverses, l’attractivité des grandes économies émergentes (les « BRICS ») souffre. Enfin, quelles que soient leur taille et leur activité, les entreprises ont accès à l’international.

Que pèsent les aléas conjoncturels, en particulier politiques, dans leur stratégie ?

A. L. : Ce baromètre montre bien que les entreprises se déploient d’abord en fonction de critères économiques : taille d’un marché, degré de maturité, taux de croissance, proximité. Lorsque cette équation économique est solide, les paramètres politiques entrent finalement assez peu en ligne de compte. Aux États-Unis, l’élection de Donald Trump n’a pas freiné l’engouement des Français. En Espagne, la crise catalane les a simplement incités à délaisser Barcelone pour Madrid. Même les fortes incertitudes autour du Brexit ne les ont pas découragés de conquérir le marché britannique.

Quels sont les enjeux de cette internationalisation ?

Q. H. : Le développement à l’international est un relais majeur de croissance des entreprises et, par ricochet, de l’économie française dans son ensemble. Ne pas y aller, c’est prendre le risque de ne pas ou de peu se développer, de se laisser distancer par la concurrence et, peut-être, de mourir. Mais pour y aller, il faut être solide, préparé et bien accompagné. Cette internationalisation implique parfois des transformations profondes pour les entreprises et doit s’assortir de la définition d’une stratégie claire : sur quel pays aller, dans quel but, quel impact sur le business model, gestion à distance ou nécessité d’une présence locale, etc. Cela ne s’improvise pas.

Si la taille de l’entreprise n’est pas un critère déterminant de son internationalisation, en existe-t-il un ?

Q. H. : Toutes les entreprises peuvent faire de l’international, quelle que soit leur taille ! Les modalités peuvent être différentes, notamment en fonction de leur niveau de maturité. Les TPE et les PME débutent en général par des activités d’import-export et montent peu à peu en puissance. Les ETI franchissent un cap décisif quand elles se mettent à produire depuis l’étranger pour le marché français. Pour les start-up, l’évolution est beaucoup plus rapide et ne respecte que rarement les étapes suivies par les PME traditionnelles. Elles reposent souvent sur des business models qui doivent trouver des larges débouchés de marchés. Dès le début, l’international est intégré à leur plan de développement.

Pramex et Banque Populaire sont des partenaires historiques des entreprises qui s’internationalisent. Comment les accompagnerez-vous demain ?

A. L. : La mission de Pramex est de leur faciliter les procédures et les démarches. Leader en France, Pramex déploie 17 implantations dans 13 pays. Pour répondre aux sollicitations de notre millier de clients, nous étendons notre maillage. Aux États-Unis notamment, où nous étions déjà présents à New York et à San Francisco, nous avons décidé d’ouvrir un bureau à Chicago pour nous permettre d’accompagner les sociétés industrielles, plus présentes dans cette partie du pays.

QH : Première banque des PME, Banque Populaire conseille historiquement ses clients sur le financement et la sécurisation de leurs opérations internationales, le moteur de leur expansion. Mais nous intervenons aussi en amont pour accompagner les dirigeants sur leur stratégie d’internationalisation. Nos experts internationaux sont en quelque sorte des « assembleurs de solutions ». Ils proposent et orientent, en fonction des besoins de l’entreprise, vers les solutions et expertises les mieux adaptées. Nous développons plus que jamais cette capacité à accompagner sur mesure les entreprises et leurs dirigeants, en nous appuyant par exemple sur notre filiale Pramex, sur des partenaires comme Bpifrance, ou encore Stratexio (initiative du Medef) qui forme et accompagne les dirigeants dans la définition et la mise en œuvre de leur stratégie à l’international.

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