Logos_VieMonJob_Burostation

2 start-up françaises sélectionnées pour le Mercure HEC Booster

Le prix récompense la création d’entreprise par des entrepreneurs non diplômés d’HEC.

Partager cet article sur:

Les deux start-up françaises Viemonjob et BuroStation font partie des neuf sociétés sélectionnées pour le prix Mercure HEC Booster, qui récompense la création d’entreprise par des entrepreneurs non diplômés d’HEC.

« Nous avons reçu 40 dossiers et retenu 9 start-up qui bénéficient de notre programme d’accompagnement durant six mois », explique Stéphane Bouillet, fondateur de l’agence de webmarketing Influence4you et co-organisateur du prix Mercure HEC. Ces start-up innovantes concourent dans la catégorie « Booster » réservée à des dirigeants non issus d’HEC. « Les candidats sélectionnés sont coachés individuellement et participent à des ateliers thématiques centrés sur leurs besoins – marketing, gestion du stress, élaboration du business plan, financement… – avant de pitcher devant un jury fin décembre », précise l’organisateur.

Parmi les candidats, deux jeunes pousses sont exemplaires par leur parcours et la dimension innovante de leur start-up : Viemonjob et BuroStation.

Viemonjob, la start-up qui réinvente la découverte des métiers

La start-up française Viemonjob a été créée fin 2015 par Célina Rocquet, une biologiste moléculaire de 39 ans, et Tiphanie de Malherbe, une communicante de 38 ans qui rêvait de devenir fleuriste. « Tiphanie voulait se reconvertir, raconte Célina Rocquet. Elle a passé une semaine chez un fleuriste de son quartier et découvert que ce métier n’était pas fait pour elle. » Le concept innovant de Viemonjob était né. L’idée : permettre à des personnes qui veulent se reconvertir de tester un métier, moyennant finances, en passant une semaine avec un professionnel qui les accueille dans son entreprise.

Pour démarrer, les deux jeunes femmes s’entourent d’experts puisés dans leur carnet d’adresses. « C’est ma troisième start-up, confie Célina Rocquet, je savais donc plus ou moins comment faire. Mais pour être mieux accompagnées, j’ai mis mon réseau à contribution. Nous lui avons fait confiance et ce réseau est rapidement devenu l’élément le plus important de notre développement. »

«Nous nous sommes appuyées sur les experts qui nous entourent pour affiner le projet et étudier sa faisabilité.»

La simplicité du projet et sa dimension grand public lui ont aussi ouvert les portes des médias, qui lui ont décerné le prix Coup de cœur du dernier Start-up Elevator de Publicis Conseil, Nurun Paris et 50 Partners.

Côté finances, la start-up située aujourd’hui à Boulogne-Billancourt a démarré sur les économies des deux fondatrices, avec un peu de love money* familial et une bourse French Tech. « Nous envisageons une levée de fonds à moyen terme, et pour cela nous devons d’abord nous développer. Ensuite, l’ouverture de notre capital nous permettra de recruter et de nous positionner à l’international », indique Célina Rocquet.

BuroStation, la start-up qui facilite la colocation professionnelle

La start-up BuroStation, quant à elle, s’élance sur la toile à la mi-octobre avec une offre immobilière de colocation professionnelle innovante. Ses deux fondateurs ont testé leur concept à Montpellier. Anne Faverdin, 31 ans, vient du secteur de l’immobilier et Nordine El Ouachmi, 38 ans, est spécialisé dans l’agencement d’espaces de travail. Leur idée : permettre à des entrepreneurs, indépendants, TPE, start-up ou professions libérales, de se regrouper par affinités professionnelles afin de mutualiser leurs recherches d’espaces de travail pour les rendre compatibles avec les offres du marché (généralement de grandes surfaces vides auxquelles ils n’auraient pas accès seuls). La plateforme web se charge de trouver les espaces de travail et le colocataire idéal.

Au démarrage, la start-up a bénéficié de l’expérience et des fonds propres de ses créateurs qui ont construit et gèrent deux centres d’affaires à Montpellier. « Nous sommes incubés au BIC (Business and Innovation Center, ndlr) de Montpellier depuis août 2016 », précise Anne Faverdin.

«Nous sommes accompagnés par un chargé d’affaires qui facilite nos démarches de recherche de financements.»

« Nous n’avions pas besoin d’être hébergés au BIC car nous avions déjà nos locaux, mais cet incubateur nous permet d’être en contact avec l’écosystème local de l’innovation et des start-up, admet la jeune entrepreneuse. Nous participons notamment à des réunions thématiques organisées avec des investisseurs, business angels ou fonds d’investissement, avec des avocats, des experts. »

La jeune pousse montpelliéraine a obtenu un prêt d’honneur Créalia et a été lauréate du concours French Tech Diversité. « Cela nous a permis d’intégrer les bureaux de Station F à Paris », note Anne Faverdin qui confie que, depuis 18 mois, elle et son associé ont vu émerger de nombreux partenariats, notamment avec la SNCF à la suite des appels à projets « Gare Partagée » et « Open Gare », dont ils sont également lauréats.

Anne Faverdin apprécie la possibilité donnée par HEC Mercure de « prendre du recul » sur leur aventure. « Nous sommes ravis de la pertinence des échanges que nous avons avec nos coachs,  notamment pour le financement car nous envisageons de lever des fonds, explique-t-elle. C’est utile d’avoir des regards extérieurs sur notre projet, de pouvoir échanger avec d’autres professionnels sur les paliers à atteindre. »

La start-up participe activement à des missions de développement économique à l’étranger (à Fès au Maroc avec la métropole de Montpellier, à Tel Aviv en Israël avec le ministre de l’économie ainsi qu’avec celui du numérique, et bientôt à Helsinki). Anne Faverdin ne cache pas, en effet, que le développement international de la start-up est inscrit à moyen terme sur sa feuille de route.

* Capitaux propres apportés par la famille ou les amis pour la création d’une entreprise.

Découvrez les belles histoires d’entreprises innovantes (start-up, PME et ETI) soutenues et accompagnées par Banque Populaire.