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Mapping Control : des voitures connectées à l’international

PROVENCE-ALPES-CôTE D'AZUR

La PME aixoise multiplie les ouvertures de filiales à l'étranger au gré des opportunités.

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Les logiciels conçus par Mapping Control suivent les flottes de véhicules « à la trace » : leur usage, leur géolocalisation et leur connexion avec une centrale de gestion n’ont plus de secret pour leurs exploitants, les gestionnaires de flottes d’entreprise, les loueurs ou les transporteurs.

Comme tout réseau de données, celui des véhicules ne connaît pas les frontières. Mapping Control ouvre donc une filiale en Espagne dès 2014, puis franchit le détroit de Gibraltar pour couvrir le marché marocain : une seconde filiale s’installe alors à Casablanca. Le déploiement de la PME se poursuit ensuite vers le sud et Abidjan, selon un rythme qui allie le pull (les opportunités) et le push (la stratégie).

Un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros, dont 15 % à l’international, et des perspectives favorables laissent espérer le développement d’un groupe mondial.

Mes conseils pour gagner des marchés à l’international

par Daniel Vassallucci, président de Mapping Control

1 – Comprendre la culture locale pour s’adapter

Quand on a un projet de développement à l’international, que ce soit pour exporter ses produits depuis la France ou pour s’implanter, il faut en tout premier lieu s’attacher à bien comprendre la culture du pays en disposant pour cela de relais locaux. Nous nous sommes installés en Espagne puis au Maroc et, à chaque fois, nous avons bénéficié de l’aide d’un collaborateur sur place – un VIE (volontaire international en entreprise, ndlr) que nous avions recruté en Espagne, un country manager embauché au Maroc – qui nous a permis de comprendre comment le marché fonctionnait et d’adapter notre offre.

2 – Activer les bons leviers pour obtenir de l’information et des financements

De nombreux chefs d’entreprise pensent que se développer à l’international est compliqué et représente un investissement onéreux pour leur société. Je suis stupéfait de constater la méconnaissance qu’ont parfois certains de mes pairs de l’écosystème qui entoure, accompagne et encourage une PME qui veut exporter ou s’implanter dans un autre pays. Il existe en effet de nombreuses aides et assistances publiques disponibles pour faciliter nos démarches : par exemple, le prêt développement export (PDE) de Bpifrance, la labellisation de Business France ou encore les garanties à l’exportation accordées par Coface.
En activant les bons leviers, on peut obtenir toutes les informations nécessaires à la mise en route du projet, une mise en relation avec des relais stratégiques pour la prospection et des aides financières pour financer tout ce dispositif à moindre coût.

3 – Se faire accompagner : un impératif

Il ne faut pas hésiter à contacter des structures d’accompagnement spécialisées dans l’international en choisissant celles qui sont physiquement présentes dans le pays cible. Elles peuvent ainsi avoir une vision transversale des marchés, connaître la réglementation, savoir quels sont les pièges à éviter. Même si l’investissement initial a un coût, ce type d’accompagnement nous a fait gagner un temps précieux.

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