Planète PME 2016

Planète PME : des chefs d’entreprise en croissance témoignent

ILE-DE-FRANCE

Retrouvez les interviews de web entrepreneurs et d’experts de l'écosystème entrepreneurial présents à la conférence du salon Planète PME du 16 octobre 2016.

Partager cet article sur:

La conférence plénière d’ouverture du salon Planète PME était consacrée, mardi 18 octobre 2016, à « la France qui gagne ». Chefs d’entreprise et experts de l’écosytème entrepreneurial étaient réunis sur la scène du grand amphithéâtre du Palais Brongniart à Paris pour partager leur expérience ; et offrir, en filigrane, le portrait d’une France audacieuse et d’entrepreneurs qui innovent et grandissent sur un marché mondialisé.

« La France qui gagne, c’est la France qui s’engage, qui recrute, qui innove, qui prend des risques, c’est la France des PME », a déclaré en ouverture François Asselin, président de la CGPME, le syndicat patronal organisateur de l’événement. Venu inaugurer le salon, le ministre de l’économie Michel Sapin a quant à lui salué ces entreprises françaises « qui ont traversé des périodes extrêmement difficiles (mais) qui ont su résister ».
Les témoignages des entrepreneurs venus présenter leurs expériences donnent pourtant à voir des entreprises qui ont su faire bien plus que résister et sont parvenues à trouver leur marché.

 

Critéo : le fleuron des web entrepreneurs

Parmi ces témoignages, le retour d’expérience d’un fleuron du net : Criteo. Cette entreprise française créée à Paris en 2005 par trois jeunes entrepreneurs – Jean-Baptiste Rudelle, Franck Le Ouay et Romain Niccoli – est spécialisée dans le « retargeting » publicitaire. Son algorithme permet de prévoir les intentions d’achat des internautes à partir de leur historique de navigation et d’afficher des publicités ciblées. La jeune pousse est aujourd’hui une entreprise de plus de 2 000 salariés, présente dans une quinzaine de pays et cotée au Nasdaq depuis 2013, avec une capitalisation boursière de plus de 2 milliards d’euros. Des levées de fonds ont été réalisées « tous les deux ans depuis sa création », explique Thomas Jeanjean, directeur général Europe de MidMarket. Il estime par ailleurs que la France bénéficie d’ingénieurs d’excellente qualité et d’un cadre fiscal adapté, ce qui permettrait « d’être extrêmement compétitifs en R&D ».

PeopleDoc : la start-up pour et par le digital

PeopleDoc, start-up hexagonale spécialisée dans la digitalisation des documents RH, a également traversé l’Atlantique pour se développer, après avoir mis trois ans « à trouver (son) marché », rapporte son cofondateur Clément Buyse. La jeune société créée sur le campus de HEC Paris propose aujourd’hui un produit dédié aux métiers RH, sur la base d’une technologie Cloud, pour booster la productivité des entreprises, faire baisser leurs coûts et automatiser leurs processus. Depuis, PeopleDoc a connu une croissance rapide de son chiffre d’affaires et réalisé plusieurs levées de fonds.

Soléus : pousser la réflexion pour trouver le bon modèle d’entreprise

Fondée en 2004, la société Soléus, qui effectue du contrôle d’installations sportives, a dû, elle aussi, adapter plusieurs fois son business model avant de trouver l’idée gagnante. « Il faut avoir la capacité d’investir sur une longue période sans savoir s’il y aura un retour », confie l’un des cinq cofondateurs, Gwendal Peizerat, ex-champion du monde de patinage artistique et médaillé des JO de Salt Lake City en 2002. Également diplômé de l’EM Lyon, il ne se prive pas de dénoncer un travers français qui fait que la victoire ici « n’est pas naturelle ». Par conséquent, les créateurs d’entreprise ont parfois du mal à concrétiser leur succès. Avec 35 salariés et près de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires, Soléus a fait la preuve de sa réussite.

Innovation et international : le duo gagnant

Christophe Descos, directeur du marché Entreprises et Institutionnels de Banque Populaire, souligne la difficulté à grandir d’une partie des PME françaises, en se fondant sur une étude récente de BPCE L’Observatoire.
Pour aider les entreprises qui cherchent à innover et à croître, Banque Populaire déploie son dispositif NEXT INNOV qui permet de « financer l’innovation par la dette » avec, notamment, le prêt Innov&Plus. « Si le premier pilier de la croissance est incontestablement l’innovation, le second est l’international », précise Christophe Descos, à l’exemple des entreprises témoins de ce mardi matin. Et ce, quand bien même seuls 6 % des chefs d’entreprise interrogés dans le baromètre Ifop-CGPME-KPMG considèrent que leur capacité à exporter « est un atout », constate Jacky Lintignat, directeur général de KPMG. En guise de conclusion, Christophe Descos en appelle à la création de « champions français de taille intermédiaire pour rendre notre pays plus compétitif ».

Des entreprises contraintes de batailler dans la compétition mondiale comme le fait Onoff Telecom, société fondée en 2014 par le triple champion du monde de roller sur rampe Taïg Khris. Onoff Telecom développe une technologie de virtualisation des numéros de téléphone mobile, le « Cloud numbers », qui permet d’ajouter plusieurs numéros de téléphone instantanément sur un seul portable via une application mobile. « Nous avons entre les mains le potentiel de révolutionner l’univers des télécoms », affirme le startuper, bien décidé à incarner cette France qui gagne.

 

Découvrez les belles histoires d’entreprises innovantes (start-up, PME et ETI) soutenues et accompagnées par Banque Populaire.