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Épargne salariale : 3 dispositifs pour motiver et fidéliser vos collaborateurs

L’épargne salariale permet d’attirer les talents, de motiver et de fidéliser les collaborateurs de l’entreprise.

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L’épargne salariale permet d’attirer les talents, de motiver et de fidéliser les collaborateurs de l’entreprise. Elle a pour support le Plan d’épargne entreprise (PEE) et le Plan d’épargne pour la retraite collectif (PERCO), et peut être couplée à la mise en place d’accords d’intéressement et de participation.

1 – Décider de la mise en place d’un dispositif d’épargne salariale

Toute entreprise peut mettre en place un dispositif d’épargne salariale pour ses salariés.

Ce type de dispositif permet d’attirer les talents sur des secteurs en tension, de fidéliser et motiver ses collaborateurs. Il aide les salariés à se constituer une épargne dans un cadre fiscal et social avantageux[1] au travers de deux dispositifs : le PEE pour disposer d’un capital à moyen terme (cinq ans)[2] ; le PERCO pour se constituer un complément de revenu disponible à la retraite[2].

L’entreprise peut compléter les versements de ses salariés par une aide appelée « abondement » (dans la limite de 9414,72 euros pour 2017). L’abondement est déductible du bénéfice imposable[3] et exonéré de charges patronales[4].

L’épargne salariale est investie dans des supports financiers qui lui sont réservés : les Fonds communs de placement d’entreprise (FCPE)[5].

2  – Mettre en place un PEE, un PERCO, un compte épargne-temps

Le PEE peut être établi à tout moment, pour une durée déterminée ou indéterminée, soit à l’initiative de l’entreprise par une décision unilatérale établissant le règlement du plan, soit en vertu d’un accord avec le personnel négocié selon les modalités prévues pour les accords de participation (entre le chef d’entreprise et les représentants d’organisations représentatives, entre le chef d’entreprise et le comité d’entreprise, ou encore par ratification par le personnel à la majorité des deux tiers).

Lorsque l’entreprise comporte au moins un délégué syndical ou un comité d’entreprise, la négociation avec le personnel est obligatoire. Si cette négociation échouait, l’employeur mettrait en place le règlement de manière unilatérale, après l’établissement d’un procès-verbal de désaccord.

La création d’un compte épargne-temps (CET) exige également la signature d’une convention ou d’un accord d’entreprise ou, à défaut, l’adoption d’une convention ou d’un accord de branche. Le CET permet aux salariés d’épargner des jours de repos non utilisés qui peuvent être monétisés ou transférés vers le PERCO dans la limite de 10 jours par an.

À noter que les jours épargnés au titre de la cinquième semaine de congés annuels doivent être pris sous forme de congés, sauf en cas de rupture du contrat de travail entraînant une liquidation monétaire totale du CET.

3 – Négocier des accords d’intéressement et de participation

Le dirigeant peut attribuer à ses salariés une prime liée à la performance de l’entreprise (l’intéressement, facultatif quelle que soit la taille de l’entreprise) ou représentant une quote-part de ses bénéfices (la participation, obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés). Ces primes peuvent être versées directement au salarié et/ou investies sur le PEE ou le PERCO. Intéressement et participation sont mis en place par des accords négociés.


[1] Selon les conditions et limites fiscales en vigueur.

[2] Hors cas de déblocage anticipé prévus par la loi.

[3] Pour les entreprises éligibles à l’impôt pour au moins une partie de leur activité.

[4] Hors forfait social au taux en vigueur.

[5] Ou comptes courants bloqués (CCB).

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