Entreprises en forte croissance : des girafes et des gazelles / BPCE L'Observatoire

Entreprises en forte croissance : des gazelles et des girafes

BPCE L'Observatoire a identifié deux types de PME/ETI à croissance rapide : les gazelles, définies par l'OCDE, et, les entreprises en hypercroissance, les girafes.

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Gazelles et girafes, une définition

Selon la définition de l’OCDE et d’Eurostat, les « gazelles » sont des entreprises de moins de 5 ans d’âge (à la fin de la période de croissance) qui ont connu une croissance moyenne annuelle supérieure à 20 % pendant une période de trois ans consécutifs, soit 72 % sur trois ans, et sur au moins l’un des trois indicateurs suivants : les effectifs, la valeur ajoutée ou l’EBITDA (le résultat d’exploitation avant intérêts, impôts et amortissement). Il a également semblé intéressant à BPCE L’Observatoire d’identifier les entreprises innovantes qui grandissent exceptionnellement vite, soit au même rythme que les gazelles, mais étant âgées de plus de 5 ans, elles ont été nommées les « girafes ».

Une productivité salariale et une rentabilité supérieures

En termes de performance et de structure financière, les gazelles se différencient des autres PME par une productivité salariale et une rentabilité économique et financière plus élevées de 5 à 9 points de pourcentage. Elles sont également moins endettées et optent pour un financement axé sur l’augmentation des capitaux propres plutôt que sur l’endettement financier.

Au fil des années, gazelles et girafes conservent un écart significatif de rentabilité avec les autres PME et ETI, avec un léger avantage des gazelles et girafes en croissance sur l’EBITDA sur les gazelles en croissance sur les effectifs. En effet, pour atteindre plus vite une taille critique, ces dernières ont sacrifié une partie de leur rentabilité économique et financière, grevée par une charge du facteur travail plus lourde, même si elle est en partie compensée par une productivité par employé plus élevée que leurs consoeurs en croissance d’EBITDA.

Innover pour rebondir après la crise de 2008

Que deviennent ces entreprises trois, voire six ans après leur cycle d’hypercroissance ? Les gazelles de 2007 ont subi le choc d’activité de 2009, la contraction de leur marge, et, dans une moindre mesure, de leurs effectifs. Entre 2007 et 2010, les trajectoires des entreprises sont très similaires, voire identiques entre gazelles et jeunes PME.

En revanche, leur parcours de croissance entre 2010 et 2013 se déroule sous de meilleurs auspices et les ex-gazelles, devenues plus âgées, affichent une proportion plus importante d’entreprises en forte croissance que les autres PME.

L’hypercroissance des entreprises innovantes pour viser une trajectoire ascendante

Cette analyse des gazelles et des girafes démontre que la croissance passée permet de mettre toutes les chances de son côté pour survivre pendant les périodes de crise mais aussi pour se placer ensuite sur une trajectoire de croissance dynamique : de gazelle devenir girafe.

13,5%

Seulement 13,5 % des jeunes PME sont des gazelles en 2013, contre 23 % en 2007 et 21 % en 2010.

 

Repenser la croissance

 

 

 

 

Retrouvez l’intégralité de cette étude sur le site de BPCE L’Observatoire

 

 

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