Mercure HEC

L’entrepreneuriat à l’honneur avec le prix Mercure HEC

Le prix Mercure HEC vise à mettre sur le devant de la scène les entrepreneurs HEC et non HEC pour valoriser l’esprit d’entreprise.

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Le prix Mercure HEC des Entrepreneurs est un concours de création d’entreprise organisé par HEC Alumni (l’association des diplômés HEC). Il vise à mettre sur le devant de la scène les entrepreneurs HEC et non HEC pour valoriser l’esprit d’entreprise. Christophe Descos, directeur du marché Entreprises et Institutionnels de BPCE – Banque Populaire et Alexandre Aymé, directeur associé d’Adveris (agence de communication digitale) et coprésident du Club Mercure HEC (Hub Entrepreneurs) au sein d’HEC Alumni, expliquent pourquoi il est important d’encourager et de récompenser les belles aventures entrepreneuriales qui forgent l’économie de demain.

Qu’est-ce que le prix Mercure HEC, quelle est son ambition ?

Alexandre Aymé S

Alexandre Aymé : Le prix Mercure existe depuis 1999. Il a été créé au sein de la communauté HEC pour promouvoir et récompenser les créateurs d’entreprise, et incarner la vocation entrepreneuriale de cette communauté. En 18 ans, plus de 1 200 dossiers ont été soumis aux jurys et 110 ont été primés dans différentes catégories : projets de création d’entreprise, créations récentes, entreprises en développement, reprises d’entreprise. Un cinquième prix a été créé en parallèle, le prix Mercure HEC Booster, pour soutenir les entrepreneurs qui ne sont pas diplômés de l’école.

Quelles sont les plus belles réussites des éditions précédentes en termes de business ?

Alexandre Aymé : Parmi les réussites historiques, il y a des entreprises comme Price Minister, The Phone House, et plus récemment Spartoo ou YellowKorner. À noter que tous nos lauréats ne sont pas issus du digital. Dans l’économie traditionnelle, nous avons ainsi récompensé L’atelier des Chefs, qui est aussi une très belle réussite. Par ailleurs, chaque année un Mercure d’Honneur est décerné à un entrepreneur remarquable de la communauté : Pierre Bellon, fondateur de Sodexo ; Frédéric Jousset, cofondateur de Webhelp en 1992 ; Renaud Laplanche, fondateur à San Francisco de Lending Club et tout récemment d’Upgrade, deux sociétés américaines de finance participative ; ou encore Céline Lazorthes, fondatrice de Leetchi, site internet de cagnotte en ligne.

Pourquoi Banque Populaire est-elle partenaire du prix Mercure HEC Booster ?

C Descos SChristophe Descos : Banque Populaire est la première banque des entreprises, créée il y a un peu plus d’un siècle par des entrepreneurs et pour des entrepreneurs afin de développer l’entrepreneuriat en France. Depuis, Banque Populaire reste fidèle à cette philosophie qui fait partie intégrante de son ADN. C’est donc naturellement qu’elle s’associe aux initiatives qui soutiennent les démarches entrepreneuriales quel que soit leur stade de développement. Le prix Mercure HEC Booster correspond parfaitement à cette philosophie : il s’adresse à de jeunes entrepreneurs n’ayant pas suivi de cursus HEC Grande école, et leur donne, grâce à un coaching particulier, de la méthode pour accélérer le développement de leur projet et mettre encore plus de chances de leur côté.

 

Le prix Mercure HEC Booster prévoit un accompagnement des  entrepreneurs sélectionnés qui ne font pas partie de la communauté HEC. En quoi cela consiste-t-il ?

Alexandre Aymé : Il s’agit d’accompagner durant six mois des entrepreneurs qui n’ont pas forcément le bagage académique que l’on possède en sortant d’une école telle qu’HEC. D’abord avec un coaching individualisé réalisé par un ex-HEC bénévole, éventuellement ancien lauréat du prix Mercure. Objectif : sensibiliser l’entrepreneur aux enjeux de la gestion d’entreprise/ pour gérer sa trésorerie, recruter des personnes, avoir une stratégie marketing et commerciale. Ensuite grâce à quatre ateliers thématiques collectifs portant sur la construction du business plan, la gestion du stress, la recherche de financements et la communication.

Christophe Descos : Notre objectif est d’apporter un coaching sur les méthodes de financement et de mettre en relation les entrepreneurs avec les bons interlocuteurs pour trouver la structure de financement la mieux adaptée au projet.

Quels sont les principaux besoins des jeunes créateurs d’entreprise et comment les accompagner concrètement ?

Alexandre Aymé : Tout d’abord, il y a indéniablement un besoin de reconnaissance. L’entrepreneur se sent toujours un peu seul, il a besoin d’être récompensé pour ce qu’il fait grâce à des prix comme le nôtre. Ensuite, au quotidien, les besoins se concentrent sur le financement, mais aussi sur des questions juridiques comme la rédaction des contrats, des conditions générales de vente, du pacte d’associé. Les créateurs ont également besoin d’être informés sur les dispositifs d’aide existants, financiers ou autres, afin de faire appel au bon levier pour développer leur entreprise.

Christophe Descos : L’entrepreneuriat, c’est d’abord une prise de risque individuelle. Quand on est dirigeant d’entreprise, on est seul à décider. Pour un jeune entrepreneur, c’est à la fois grisant et très stressant. Il est donc important d’être bien encadré par ses pairs mais aussi par des acteurs de l’écosystème pour passer des paliers de développement. Banque Populaire a ainsi beaucoup travaillé sur la problématique des entreprises de croissance, sur les thèmes de l’innovation et de l’internationalisation. Pour l’innovation, Banque Populaire a créé Next Innov, un réseau de proximité qui accompagne les jeunes entreprises innovantes partout en France et les oriente vers le bon interlocuteur, les bonnes aides, le bon schéma de financement. Le dispositif Next International permet quant à lui d’accompagner les entreprises dans leur réflexion stratégique, dans la sécurisation de leurs flux et dans leur implantation.

L’écosystème français est-il adapté à l’émergence et à la croissance de jeunes entreprises innovantes ?

Alexandre Aymé : Beaucoup de choses existent pour la phase d’amorçage des projets : de nombreux dispositifs publics, de nombreuses aides régionales, des incubateurs spécialisés. En revanche, sur les problématiques de développement et de croissance, l’accompagnement est plus limité. Le principal levier pour la croissance c’est la levée de fonds, et même si les choses évoluent rapidement, le marché en France est moins dynamique qu’aux États-Unis. On a donc besoin de dispositifs financiers spécifiques pour aider les entreprises de croissance.

Christophe Descos : L’écosystème est certes très dynamique, avec par exemple Station F, le projet de Xavier Niel, qui sera l’un des premiers incubateurs européens de start-up, ou le World Electronics Forum qui se tiendra à Angers fin octobre, pour la première fois en France et pour la deuxième fois en Europe, et auquel Banque Populaire participera. Mais il est vrai que cet écosystème est très orienté sur la création d’entreprise, ce qui permet de lancer l’aventure mais pas de grandir. Or le plus important n’est pas tant la création que l’accélération. Il faudrait donc faire plus en la matière pour arriver, par exemple, au niveau des entreprises allemandes.

Photographie à la Une : la promotion 2017 des Mercure HEC Booster composée des dirigeants de start-up, coachs, organisateurs et partenaires.

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