uk-bandeau_1200-01

Brexit : faut-il encore s’implanter au Royaume-Uni ?

Un webinar organisé le 14 septembre par Banque Populaire et Pramex International a tenté de livrer quelques clés.

Partager cet article sur:

De nombreuses entreprises s’interrogent sur l’opportunité de créer une filiale au Royaume-Uni dans le contexte du Brexit ; et ce alors que l’écosystème local continue de faire la preuve de son attractivité pour les entrepreneurs. Un webinar organisé le 14 septembre par Banque Populaire et Pramex International a tenté de livrer quelques clés.

Brexit : un changement économique et politique impactant les entreprises

« C’est le plus grand changement politique et économique au Royaume-Uni depuis la Seconde Guerre mondiale », reconnaît Jatin Radia, Managing Director de Pramex International pour le Royaume-Uni et animateur du webinar.

« Le Brexit va impacter les opérations et la stratégie des sociétés basées en Angleterre mais aussi de celles qui veulent s’y implanter. »

Pourtant, l’incertitude demeure sur l’issue de la négociation entamée avec l’Union européenne depuis que le Brexit a été acté il y a six mois.

Le Royaume-Uni continue à séduire les entreprises malgré le Brexit

En revanche, le contexte économique et social du Royaume-Uni, qui séduit tant les entrepreneurs français, est toujours là. Le Royaume-Uni reste la deuxième économie de la zone euro et la cinquième au niveau mondial. Le taux de chômage (4,9 %) en amélioration et le libéralisme qui sous-tend l’économie continuent d’attirer les investisseurs étrangers à commencer par les Français, troisièmes plus gros contributeurs à l’économie britannique après les États-Unis et la Chine.

Des Français qui apprécient « la deuxième économie la plus simple d’Europe après le Danemark pour faire des affaires ». Ici, il faut compter environ trois mois pour ouvrir un compte bancaire mais seulement deux à trois semaines pour créer sa société !

Le Royaume-Uni est porté par sa compétitivité fiscale avec un « taux d’IS de 19 % [qui] va baisser à 17 % au 1er avril 2020 », note Jatin Radia, qui met également en évidence la faiblesse des charges sociales – « 13,8 % de charges patronales contre 40 à 60 % en France », et le coût de la vie, « Londres [étant] globalement moins chère que Paris de 19 % en moyenne », affirme le manager de Pramex.

Autre avantage : la législation sociale. Des congés payés réduits, pas de code du travail et une grande facilité de licenciement avec une période d’essai qui s’étale sur deux ans. En revanche, le recrutement de nouveaux collaborateurs peut s’avérer ardu pour des entrepreneurs hexagonaux : « En France, c’est le candidat qui doit séduire la société, c’est l’inverse en Grande-Bretagne », avertit Jatin Radia qui pointe le faible taux de chômage pour expliquer le grand turnover des salariés dans la capitale britannique.

L’impact du Brexit sur les relations entre le Royaume-Uni et l’Europe

Face à ces avantages, l’issue du Brexit reste une inconnue de poids. « Le Royaume-Uni va devoir négocier de nouvelles relations avec l’Europe et des accords de trading avec les pays tiers, développer une nouvelle législation domestique, tout cela va prendre du temps », insiste Jatin Radia.

Alors, faut-il y aller ou pas quand on sait que des services financiers migrent déjà de Londres à Dublin, Francfort ou Paris, et que Samsung a implanté le siège européen de son fonds de soutien aux nouvelles technologies à… Berlin ?

Pour poursuivre la réflexion, nous vous invitons à visionner notre webinar « UK : s’implanter maintenant ou attendre ? », dans lequel nous vous livrons nos conseils pour préparer votre projet d’implantation au Royaume-Uni et anticiper les étapes clés.

Découvrez les belles histoires d’entreprises engagées à l’international et accompagnées par Banque Populaire.